Bienveillance

Bienveillance,
ton nom chante en moi
comme une romance,
une douce espérance…
Et si le grand protégeait vraiment le petit ?
Si celui qui rit consolait celui qui pleure
et que l’un portait les soucis de l’autre ?
Si chacun semait
des petites graines de bienveillance
pour récolter de la bienveillance
et que malveillance et autres méchancetés
perdaient définitivement leur terrain ?
Si nous avions tous un cœur ouvert,
accueillant pour les autres, petits ou grands ?
Imagine qu’ensemble,
chacun selon ses forces,
nous bâtissions un monde
où tous seraient frères et sœurs,
où le lion aurait même gite que la gazelle ?
Alors, oui, ce serait le rêve !
Cette année,
notre vigilance sera
la bienveillance !        La 26e, 2021-2022

Quelques textes de la journée de passage...

Pauvres et riches
Il était une fois un pays où il n’y avait pas de gens riches. On n’y voyait pas de princesses vêtues d’hermine et de brocart. On n’y voyait pas non plus d’opulents marchands conduisant des attelages somptueux. Ni même de jeunes désœuvrés cherchant comment dépenser un argent qui brûle les doigts… Non, rien de tout cela. C’était un triste pays, allez-vous me dire. Je ne sais pas. Car dans ce pays il n’y avait pas non plus de gens pauvres.
Histoire inédite de Michel Piquemal
(Trouvé dans Philo-fables)


Un univers bienveillant
L'univers reflète ce que nous sommes et la manière dont nous le percevons. Si nous posons sur lui un regard généreux et bienveillant, il nous témoignera à son tour générosité et bienveillance. En revanche, si nous l'abordons avec méfiance dans le seul but de satisfaire nos intérêts personnels, nous n'obtiendrons de sa part que méfiance et avidité. La confiance appelle la confiance, la peur appelle la peur. […] Si nous plantons les graines de la malveillance, nous récolterons de la malveillance ; si nous plantons les graines de la bienveillance, nous récolterons de la bienveillance. […]
[…] Les soins apportés à la nature, à l'instauration de la justice sociale et à la quête de renouveau spirituel sont autant de déclinaisons d'une même valeur fondamentale : la bienveillance. Si toutes ces associations acceptaient d'unir leurs forces et leurs combats, nous assisterions à l'émergence d'un grand mouvement international pour la transformation du monde, le changement de valeurs et la création d'un nouveau paradigme.
Satish KUMAR, Pour une écologie spirituelle (2013).

John Lennon, 9 septembre 1971, il y a 50 ans
Imaginez tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix...
 
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour vous nous rejoindrez,
Imaginez tous les gens,
Partageant tous le monde...
 
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni.

À Washington, le 28 août 1963, devant 250 mille personnes, Martin Luther King
Je rêve qu’un jour les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve qu’un jour, même les pays où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression seront transformés en une oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve ! Je rêve qu’un jour, les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Telle est notre espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Chiots à vendre
Un gérant d'une boutique clouait une pancarte au-dessus de sa porte où l'on pouvait lire: Chiots à vendre. Bientôt, un petit garçon, attire par l'annonce, demanda le prix des chiots. « Autour de 30 à 50 € » Le petit garçon fouilla ses poches et sortit de la monnaie. « J'ai 2,30 €, est-ce que je peux les regarder ? »
Le propriétaire du magasin sourit et siffla. Sa chienne nommée Lad courut hors du chenil, vers l'allée de son magasin, suivie par 5 chiots Mais un des chiots restait loin derrière…
Immédiatement, le petit garçon choisit le chiot boiteux resté en arrière Il demanda: «De quoi souffre ce petit chien?» L’homme expliqua qu’à la naissance, le vétérinaire lui avait annoncé que le chiot avait une malformation de la hanche qui le ferait boiter pour le restant de sa vie. Le petit garçon devint vraiment enthousiaste et dit: « C'est celui-là que je veux acheter! »
L’homme répondit: «Non, tu ne peux pas acheter ce petit chien. Si tu le veux vraiment, je te le donne! »
Le petit garçon devint bouleversé. Il regarda l'homme droit dans les yeux et dit: « Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les autres chiens, et je vous paierai le plein prix. En fait, je vous donnerai 2,30 € maintenant et 0,50 € chaque mois jusqu'à ce que j'aie fini de le payer. »
L'homme contrecarra: « Tu ne peux pas acheter ce chiot, vraiment. Il ne sera jamais capable de courir ; de sauter et de jouer. Prends-en un autre… »
Alors, le petit garçon se pencha, puis il enroula le bas de son pantalon et montra une jambe malade, tordue, estropiée, supportée par une grande tige de métal. Il regarda l'homme et dit: «Je ne cours pas très bien et le petit chiot aura besoin de quelqu'un qui le comprenne… »
A ce moment, l'homme mordit sa lèvre inférieure. Des larmes lui piquaient les yeux…


Des ennemis réconciliés
En 1944, 20.000 prisonniers de guerre allemands arrivèrent à Moscou. Les trottoirs grouillaient de spectateurs, maintenus par les soldats et la police. La foule était surtout composée de femmes russes aux mains durcies par le travail, qui avaient porté la moitié du fardeau de la guerre. Chacune d'elles devait avoir eu un père ou un mari, un frère ou un fils tué par les Allemands. Elles regardaient avec haine dans la direction d'où allait apparaître la colonne.
Tout-à-coup, la foule a vu les soldats allemands, maigres, mal rasés, portant des pansements poussiéreux et sanglants, clopinant sur des béquilles ou s'appuyant sur les épaules de leurs camarades; des soldats qui marchaient tête baissée. Un silence mortel envahit la rue. On n'entendait plus que le bruit des bottes qui se traînaient et le martèlement des béquilles.
Puis une femme âgée, aux bottes délabrées, s'est avancée et a touché l'épaule d'un officier de police en disant: « Laissez-moi passer ! »
Il devait y avoir quelque chose dans son attitude qui le fit reculer d'un pas. Elle marcha jusqu'à la colonne, sortit de son vêtement quelque chose d'enveloppé d'un mouchoir de couleur, et le déballa. C'était un morceau de pain noir. Elle le fourra maladroitement dans la poche d'un soldat, si épuisé qu'il vacillait sur ses jambes. Et de tous les côtés des femmes couraient vers les soldats leur mettant dans les mains du pain, des cigarettes, ce qu'elles avaient.
Les soldats n'étaient plus des ennemis; c'étaient des hommes qui souffraient et la haine des femmes russes s'était transformée en compassion.

 

La 26e fait partie de la Fédération des Scouts Baden-Powell de Belgique                                                              
Région 'Vert Brabant'

 

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